QUE PENSER DES POULES, DES OEUFS, DES VEAUX ET DES PORCS ELEVES EN BATTERIES ?
L'article qui suit est édifiant. Il a été rédigé par Sylvie Simon, pour la revue Biocontact.
"Chaque fois que nous achetons une boîte d'oeufs qui ne porte aucune mention sur le mode d'élevage, nous pouvons être certains que ces poules ont été élevées en batterie. C'est à dire qu'elles sont quatre dans une cage de 40 cm de côté, constamment éclairées par de la lumière artificielle, et leur espérance de vie ne dépasse pas un an. Elles mettent six semaines au lieu de six mois à atteindre leurs poids "normal". L'observation de leur troubles de comportement indique un rejet de ces traitements contre nature qui engendrent de leur part une forte agressivité.
C'est pour cette raison qu'on leur administre des calmants et qu'on les ampute de leurs becs et de leur grilles. Ces traitements impliquent une forte mortalité. Pour éviter les maladies, on les gave d'antibiotiques et de médicaments que l'on retrouvera dans l'oeuf, donc obligatoirement dans notre assiette. Mais l'important est que ces poules pondent environ douze fois plus que les poules élevées en liberté. Après l'abattage, leur carcasse sert à confectionner des bouillons et de raviollis !
En France 50 millions de poules pondeuses sont ainsi condamnfées à perpétuité. Quant aux poussins mâles, non productifs, ils sont gazès ou broyés vivants afin d'être transformés en farine animale.Jacqueline Bousquet, docteur ès science et chercheurse honoraires au CNRS, s'indigne : " Comment considérer les oeufs issus de ces malheureux volatiles ? Certains les nomment "oeuf de la souffrance" ou "oeuf de la honte". Si les consommateurs pouvaient voir sur les présentoirs la photo de ces poules dont la détresse physiologique est incommensurable, ils se détourneraient avec dégoût d'un tel produit proteur de mort. Ces oeufs manifestent du reste une inversion de polarité très inquiètante. Nous devons aujourd'hui manger moins, mais manger mieux. Ce changement de comportement nous est imposé par la Nature que nous pensions asservir et bafouer en toute impunité. Qu'attendent les scientifiques pour démontrer qu'il n'y a pas de salmonelle dans les oeufs provenant de poules élevées normalement. C'est à dire disposant d'une nourriture naturelle, d'un espace vital correct, leur permettant de gratter le sol et se percher comme l'avait programmé Mère Nature, dans leur gènes ?
Les poules ne sont pas les seules victimes de ce système de surproduction. Tous les animaux comestibles, subissent un sort identique. Dans cette compétiton sans limites, il est indispensable d'élever un veau en moins de trois mois et celui-ci doit alors atteindre cent cinquante kilos. Pour réussir ce tour de force, il suffit d'écouter les conseils des spécialistes en suralimentant les animaux que l'on retire à leur mère dès la naissance.
Pour que leur viande reste blanche et tendre, on les emprisonne dans des boxes sans paille de 1,2 m sur 0,65 m où ils ne peuvent bouger et où ils sont nourris avec le seu lait fourni par la coopérative. On les prive de lumière et en toute légalité, on leur administre des doses massives d'antibiotiques pour combattre la prolifération de maladie infectieuses, ce qui permet aux souches bactériennes de devenir résistantes aux antibiotiques.
Par ailleurs, il est fréquent que ces animaux développent un comportement agressif, voire hystérique, car ils sont soumis à des stress et à des décharges hormonales qui minent leur système immunitaire. Pour pallier cet état de moindre résistance, on leur administre des médicaments anti-stress, dzs substances para-hormonales, des vaccins, ainsi que des stimulants cardio-respiratoires à titre préventif, sans oublier sur cette liste inquiétante, les vitamines et autres substances chimiques indispensables à leur survie.
Il est évident que ce cocktail abominable se retrouve dans notre assiette ! Il en va de même pour les porcs. Autrefois on estimait qu'un hectare était nécesssaire pour engraisser 40 porcs. A présent, ils sont 5000 entassés sur la même surface, au milieu de leurs déjections, et doivent atteindre le poids de 110 kilos en six mois. Quant aux truies, elles sont maintenues au sol par des sangles tout au long de la gestation et de l'allaitement.
Le Conseil des ministres européens de l'Agriculture a décidé d'interdire ces salles à truies à partir de 2012 pour l'ensemble des élevages de l'Union Européenne. Qui prétend que nous sommes inhumains dans nos comportements ? En attendant, ces truies devront continuer à subir leur martyre, mais ne sont elles pas des "marchandises" ? Une marchandise ne peut avoir d'âme !
D'après un sondage de la SOFRES de Février 1999, 83 % des Français estiment que l'élevage en batterie est cruel et 78 % souhaitent qu'il soit interdit. Pourtant malgré cette opinion, les consommateurs persistent dans leur majorité à consommer les produits immones qu'on leur propose, au lieu de les boycotter ; aussi peu importe leur avis ! De toute manière l'économie mondiale est en pleine expansion et c'est cela le plus important !..."
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